50 ans de jumelage : collecte de documents

Pour la préparation du cinquantième anniversaire du jumelage, nous recherchons des photos, articles de presse ou tout autre document concernant les échanges du jumelage, en particulier des années 1967 à 2000.
Vous pouvez :
– les scanner et les adresser par mail à fouesnant-meerbusch@orange.fr 
– les déposer sur Dropbox
– les adresser par courrier à mon adresse pour que je puisse les scanner. Ils vous seront ensuite retournés par courrier.
Merci d’avance – Eric Ligen
archives-photosZur Vorbereitung des 50. Jubiläums der Partnerschaft suchen wir alte Bilder, Presseartikel oder sonstige Dokumentevon den früheren Austausche, insbesondere Jahre 1967-2000.
Sie können diese:
– scannen und per email schicken fouesnant-meerbusch@orange.fr 
– auf Dropbox laden
– mir per Post schicken damit ich sie scannen kann. Diese Dokumente werden dann per Post zurückgeschickt.
Vielen Dank im voraus – Eric Ligen

 

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Rolf Cornelissen, Fouesnantais de cœur

2012-Mag-FouesnantPour la première fois en 2012, à 85 ans, Rolf Cornelissen avait raconté sa jeunesse allemande et évoqué les années sombres d’un conflit qui a embrasé nos deux pays. Au cœur des épreuves vécues est enraciné son attachement indéfectible au jumelage Fouesnant-Meerbuch qu’il a lancé avec quelques personnes de bonne volonté en 1967. Voilà 45 ans déjà.
Texte : Jean-Yves Le Dréau pour Fouesnant Magazine (juillet 2012)

Rolf Cornelissen est né le 5 avril 1927 à Krefeld, en Rhénanie, sur la rive gauche du Rhin. Fils unique, il vit dans un quartier bourgeois. Son père, journaliste, deviendra député du parti catholique « Zentrum ». « Il avait été soldat durant la première guerre mondiale. Il me racontait les horreurs qu’il avait connues. Déjà, nous pensions que la France et l’Allemagne devaient désormais marcher main dans la main. En 1941, Goebbels a fait fermer le journal où il travaillait parce qu’il ne défendait pas les idées nazies ».
Rolf, lui, va au lycée mais est contraint de porter la croix gammée et de faire partie des Jeunesses Hitlérienne sous peine d’être chassé de l’établissement. « Tous nos professeurs étaient nazis. En février 1943, après Stalingrad, Hitler a décidé que les élèves devaient servir dans la défense antiaérienne. Je n’avais pas 15 ans. En septembre 1944, à 17 ans, je suis devenu soldat et je me suis retrouvé en Alsace dans les bunkers. Les Américains étaient déjà de l’autre côté de la frontière ». Le père de Rolf Cornelissen est à nouveau mobilisé. A 56 ans, il part pour la France dans un train de marchandises. Il sera fait prisonnier à Cherbourg.
Sous l’offensive américaine, les Allemands battent en retraite jusqu’aux Alpes. « Nous avons été arrêtés dans une ferme de Bavière, le 2 mai 1945. On nous a fait monter dans des camions. On nous a mis dans un champ entouré de barbelés où nous sommes restés sans manger durant une semaine. Nous dormions à même le sol. Heureusement un soldat a remarqué que je parlais anglais car j’avais appris la langue au lycée et on m’a pris comme interprète à Augsbourg ». Prétextant qu’il travaillait dans une ferme, Rolf finira par être libéré. S’en suivirent des semaines de marche, avec un camarade, dans une Rhénanie dévastée. « C’était terrible. Personne n’avait rien à manger. Nous sommes enfin
arrivés à Düsseldorf. Tout était en ruines. A Krefeld, j’ai retrouvé mon quartier. Ma maison
était encore debout. J’ai rencontré un ami et je lui ai demandé d’aller prévenir ma mère que j’étais revenu. Quand elle m’a vu, elle est restée un long moment sans pouvoir parler. C’était en septembre 1945. Mon père ne rentrera qu’en novembre, deux mois plus tard ».
Après la guerre, Rolf Cornelissen repassera un nouveau bac dans des conditions extrêmement précaires. Les professeurs nazis ayant été privés d’enseignement, des opportunités se présentent pour faire carrière dans les écoles. Rolf obtiendra son premier poste en 1950 et épousera Hildegard (décédée en 1998) l’année suivante. Ils auront quatre enfants : Jo, Claudia, Christoph et Andrea. Tous les 4 sont dans l’enseignement.

En 1956, le jeune professeur est nommé à l’école de Strümp, une des communes qui, plus tard, formeront la ville de Meerbusch. Rapidement nommé directeur (1957), il y restera jusqu’à sa retraite en 1989.
En 1962, le Général de Gaulle se rend en Allemagne pour retrouver Konrad Adenauer. Il prononce un grand discours à Düsseldorf. Rolf Cornelissen est dans la foule avec ses élèves. « Venez en France pour nous connaître » lance le Général. Il n’oubliera jamais l’invitation. Aussi, quand une demande d’échanges provenant d’une ville française paraît dans le journal local, il n’hésite pas. Bravant le scepticisme voire l’hostilité de certains de ses concitoyens, Rolf et quatre de ses amis montent dans un bus Volkswagen et quittent la Rhénanie pour la pointe de la Bretagne. Après deux jours d’un voyage éprouvant, ils arrivent sur la place de Fouesnant, le 9 mars 1967.
Le reste appartient à l’histoire d’un jumelage exemplaire à tous égards.

Zum ersten Mal, hatte Rolf Cornelissen in 2012 mit 85, seine deutsche Jugend und die grauen Jahren des Konflikts ziwschen Deutschland und Frankreich erzählt. Diese Jugendnarbe hat die Partnerschaft Fouesnant-Meerbusch inspiriert, die er 1967 mit einigen guten Willen schöpfte.

Rolf Cornelissen war am 5. April 1927 in Krefeld geboren, auf die linke Rheinseite. Als Einzelkind, lebt er in einem gutbürgerlichen Stadtteil. Sein Vater war Journalist und wurde Abgeornete der katholischen Partei « Zentrum ». « Er war Soldat im ersten Weltkrieg gewesen, und erzählte mir das Grauen, was er elebt hatte. Es wurde uns schon klar, dass Frankreich und Deutschland Hand in Hand lebten mussten. 1941 wird die Zeitung wo mein Vater tätig war, nach Goebbels-Befehl geschlossen, weil sie die Nazis-Ideen nicht vertritt ».
Rolf geht ins Gymnasium, muss aber das Hakenkreuz tragen und in Hilterjugend eintreten, damit er überhaupt weiter im Gymnasium bleiben kann. « Alle unsere Lehrer waren Nazis. Im Februar 1943, beschloss Hilter, dass die Schüler für die Luftverteidigung dienen mussten. Ich war kaum noch 15. Im September 1944, mit 17, bin ich Soldat geworden, ich war dann in Bunkers in Elsaß. Die Amerikaner waren schon auf der anderen Grenzenseite ». Der Vater von Rolf Cornelissen ist wieder eingesetzt. Mit 56, fährt er in einem Güterzug nach Frankreich. Er wird in Cherbourg gefangen.
Vor den Amerikanern, wiechen die Deutschen bis in die Alpen zurück. « Wir wurden auf einen Bauernhof in Bayern am 2. Mai 1945 gefangen. Wir mussten in LKWs einsteigen. Dann blieben wir eine Woche lang in einem Feld mit Stacheldrahtzaun, ohne was zu essen. Wir schliefen auf dem Boden. Zum Glück hattte ein Soldat bemerkt, dass ich Englisch konnte – ich hatte ja Englisch zur Schule gelernt –  und ich wurde dann Dollmetscher in Augsburg ». Rolf nimmt dann zum Vorwand, dass er auf den Bauernhof arbeitete, und wird schließlich befreit. Es folgen langen Wochen Marsch mit einem Kameraden bis ins zerstörten Nordrhein-Westfalen. « Es war furchtbar, Keiner hatte was zu essen. Wir kamen endlich in Düsseldorf an. Die ganze Stadt war nur noch Ruinen. In Krefeld, konnte ich meinen Stadtteil noch finden. Unser Haus stand noch. Ich traf dann einen Freund und bat ihn an, meine Mutter zu informieren, dass ich wieder da war. Als sie mich sah, blieb sie eine lange Zeit ohne etwas sagen zu können. Es war im September 1945. Mein Vater kam erst 2 Monate später, im November ».

Nach dem Krieg macht Rolf Cornelissen die neue Abitur in kaotischen Umständen. Da die Nazi-Lehrer nicht mehr unterrichten durften, gab es Gelegenheiten sich als Lehrer zu bewerben. 1950 bekommt Rolf seine erste Stelle, ebenso wie seine Frau Hildegard ( † 1998 ) im nächsten Jahr. Rolf und Hilde haben 4 Kinder: Jo, Claudia, Christoph  und Andrea. Alle 4 sind Lehrer oder Professor.
In 1956 bekommt der junge Lehrer Rolf Cornelissen eine Stelle in der Martinus-Schule in Strümp. Ein Jahr später, in 1957, ist er schon Direktor und bleibt an dieser Stelle bis 1989 wo er pensioniert wird.

1962 kommt De Gaulle nach Deutschland um Konrad Adenauer zu treffen. In Düsseldorf spricht De Gaulle. Rolf Cornelissen ist dabei mit seinen Schülern. « Komm nach Frankreich, um uns kennen zu lernen » sagt der General. Er wird die Einladung nie vergessen. Als eine Anzeige aus einem französischen Stadt in der Lokalpresse erscheint, reagiert er sofort. Trotz Skepsis und sogar Feindlichkeit von einigen Mitbürgern, steigen Rolf und 4 Freunde ins Bulli und verlassen Nordrhein-Westfalen Richtung Bretagne. Nach einer anstrengenden zweitägigen Reise, kommen sie auf Dorfplatz von Fouesnant am 9. März 1967 an.
Alles weitere gehört zur Geschichte dieser musterhaften Partnerschaft.

Text : Jean-Yves Le Dréau für Fouesnant Magazine (Juli 2012)

Un logo pour le jumelage

Nous avons le plaisir de vous présenter le logo du jumelage Fouesnant-Meerbusch.
Une idée qui nous trottait dans la tête depuis un bon moment et qui se concrétise aujourd’hui.
Le logo a été réalisé par Gabi Wolf – directrice de l’agence de communication KrollSchmidWolf de Düsseldorf.

Gabi n’en est pas à sa première réalisation pour le jumelage puisqu’elle avait créé en 1979 l’affiche pour la pièce de théâtre jouée à Fouesnant par la troupe Spielzeit de Meerbusch. Elle avait également réalisé des autocollants Fouesnant-Meerbusch pour les 10 ans des échanges de jeunes.
Merci Gabi!
Nous remercions également les maires des deux communes qui ont autorisé l’utilisation d’une partie de leur logo officiel pour cette création, témoin de l’amitié exceptionnelle qui unit Fouesnant et Meerbusch.Wir freuen uns, Euch das Logo der Jumelage Fouesnant-Meerbusch zu zeigen.
Die Idee hatten wir schon lange. Gabi Wolf, Geschäftsführerin der Kommunikationsagentur
KrollSchmidWolf, hat diese Idee zur Welt gebracht.
Gabi hatte schon 1979 das Plakatt für die Aufführung in Fouesnant der Theatergruppe Spielzeit. Sie hatte auch Meerbusch-Fouesnant Aufkleber zum 10. Jugendlichenaustausch entworfen.
Danke Gabi für diese Arbeit!
Wir danken auch die Bürgermeister der beiden Städten, die uns ihr Erlaubnis gegeben haben zur Benutzung eines Teiles der offiziellen Stadtlogos.
Das Logo der Jumelage gilt nun als Wahrzeichen unserer engen Freundschaft.

Souvenirs, souvenirs…

Rappelez-vous des Trimm-Dich, étape incontournable du programme des échanges à Meerbusch dans les années 70 !
Ci-dessous quelques souvenirs photographiques, les reconnaîtrez-vous ?

Marc Sinic en plein effort
Marc Sinic en plein effort
Après l'effort, le réconfort ! (Jean-Pierre Merrien... et pas loin bien sûr, Philippe Poupon !)
Après l'effort, le réconfort ! (Jean-Pierre Merrien... et pas loin bien sûr, Philippe Poupon !)

1979 – 1989 – 2009

Il y a 20 ans, le Mur de Berlin tombait après 28 ans de séparation des deux Allemagnes. Dix ans plutôt, les Anciens Jeunes – qui étaient alors vraiment jeunes… ! – découvraient Berlin en compagnie de Hèlène et Jean-Pierre Bazin. Un souvenir inoubliable pour tous avec notamment une excursion à Berlin Est que chacun, j’en suis sûr, garde encore aujourd’hui en mémoire.
Voici quelques photos de ce séjour :

14 février 1979 : une première à Fouesnant !

Il y a 30 ans, la maison Communale de Fouesnant accueillait la troupe Spielzeit pour une première : une pièce de théâtre jouée entièrement en allemand devant plus d’une centaine de personnes.

Cette idée était née 6 mois plus tôt à Meerbusch dans la tête de Oliver Keymis – régisseur de la troupe -, Thomas Trappamnn et Eric Ligen au cours de la première de la pièce « Leonce und Lena » de Georg Büchner, jouée au Lycée de Strümp.
Une idée un peu folle de rééditer le succès de cette pièce à Fouesnant, mais qui avait séduit notamment Thierry Michel à la Maison Communale.